Délégationdes Pays de l’Adour

Bayonne : semaine de la permaculture à Argote

En mai 2017, l’équipe Secours Catholique d’Argote, à Bayonne, s’est lancée dans la belle aventure d’un jardin aux couleurs de la diversité et du partage. Une expérience qui enseigne beaucoup plus que le jardinage !

Une semaine pour prendre soin de la terre et des relations humaines avec le Secours Catholique de Bayonne.

Au Jardin solidaire du Secours Catholique d’Argote, à Bayonne, ça pousse ! Et dans le bon sens. Dans le respect de la terre et des insectes, dans le partage et dans la bienveillance. Il n’est demandé à personne d’aller au-delà de ses forces, c’est avant tout un lieu de convivialité. On peut y passer un après-midi à observer. C’est déjà, dans l’esprit de la permaculture, un grand travail accompli. Nous y accueillons des « voisins » et des « voisines », en leur proposant un temps d’échange différent, où les mots ne sont pas forcément nécessaires. Les cultures s’y rencontrent d’une autre manière, dans un esprit de dialogue et d’enrichissement mutuel.

Les personnes peuvent échanger et y flâner, certains cultivent même leurs propres plants, car ils s’y sentent bien. Et n’oublions pas que tout commence par des racines… Au fil des saisons, le jardin solidaire voit pousser des légumes et des amitiés. Les relations humaines retrouvent le temps long, celui de la nature et du non-instantané. Ce qui pousse au jardin est à l’image de ce que nous voulons pour la société : une abondance frugale !

Le principe de la permaculture est de prendre soin de la terre, ce qui signifie ne pas utiliser de pesticides et laisser faire la nature à sa guise. C’est aussi de prendre soin des êtres humains, ne pas aller au-delà de leurs forces, ni empiéter sur leur temps libre. Enfin, et surtout, cela consiste à partager les ressources. Car parfois une petite cueillette, un petit rien, peuvent remplir un estomac tristement vide. Et la détresse n’est pas toujours là où on la voit le plus.

Une « mauvaise herbe » est désignée comme telle jusqu’au jour où on lui trouve ses propriétés, et parmi nous, combien de « mauvaises herbes » ? À cause du productivisme et du manque de respect de la nature, chaque année dans le monde, ce sont des dizaines d’espèces qui disparaissent, et à chaque fois qu’une espèce disparaît, c’est un livre qui disparaît. En s’inspirant du principe de la permaculture, nous pourrions protéger papillons, bourdons, vers de terre, que l’on revoit d’ailleurs réapparaître au jardin du Secours Catholique, mais qui étaient là bien avant que nous soyons sur terre.

Nicolas Kocimski et Jérémy Farge

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