Délégationdes Pays de l’Adour

Ma participation à l’université d’été Young Caritas 2016 à Saint-Malo

Floriane a fait partie des six jeunes de la délégation Pays de l’Adour du Secours Catholique-Caritas France à participer à l’université d’été « Young Caritas », qui s’est déroulée à Saint-Malo du 25 au 28 août 2016.
Retour, avec elle, sur ces quelques jours hors du commun.

Le groupe du débat « Young Caritas in Europe », université d'été 2016 à Saint-Malo.

Comment s’est passée la préparation de la participation à ce rassemblement ?

Floriane : J’ai reçu l’invitation de Jean-Francois Debont au mois de juin et me suis inscrite au début du mois de juillet sur le site dédié à cet effet. Je m’étais inscrite en même dans l’un des bus mis à notre disposition, ville-étape de Pau pour moi.

Au début du mois d’août, je reçois un mail avec le programme et qui nous renvoie sur le site. Heureusement, j’ai la curiosité de m’y rendre. Et là je constate que plus aucun bus ne passe dans le Sud-Ouest !!! J’ai été mise en contact avec la délégation de Gironde, qui avait mis en place un minibus, que j’ai rejoint. Nous étions donc huit au départ de Bordeaux, dont trois (Kevin, Stéphane et moi) issus de la délégation des Pays de l’Adour, cinq de la Gironde et une personne de Bourgogne.

Comment s’est passée l’arrivée à Saint-Malo ? Et l’accueil ?

Après environ six heures de route, nous sommes arrivés à Saint-Malo, sans que je sache à quoi m’attendre, car c’était ma première participation. J’ai été très impressionnée par l’organisation dès l’accueil. En effet, le site accueillait plus de 500 jeunes issus de différents continents. L’idée de remettre un même passeport à tous les participants était un très beau clin d’œil en accord avec le thème des migrants.

L’étape d’accueil et de présentations passée, nous sommes rentrés dans le vif du sujet, à savoir des débats, spectacles, conférences et sorties, toujours sur le thème des migrants.

Quels ont été les points marquants durant l’université d’été ?

La soirée interculturelle :
Ce spectacle m’a forcément marquée parce qu’il s’est déroulé seulement quelques heures après notre arrivée, en fin d’après-midi. J’ai ainsi pu constater la diversité des participants. En effet, les jeunes venaient de pays aussi différents les uns que les autres. Les délégations du Togo, d’Égypte, de Colombie, de Suisse, du Luxembourg, ont présenté sur scène des danses originaires de leurs pays respectifs.

La célébration s’est terminée par une flashmob, dont j’ai fait partie, à l’initiative de la délégation du Havre. Nous avons répété trente minutes avant de monter sur scène et c’était un moment assez hilarant.

Dans le même ordre d’idées, nous avons eu une soirée interculturelle, où avec les musiques que nous avions tous proposées lors de nos inscriptions, l’organisation a concocté une playlist. Nous passions alors des chansons françaises à la musique égyptienne, du tango aux chansons africaines plus rythmées. Ce fut une ambiance bon enfant.

La pièce de théâtre :
Les migrants de Calais nous ont présenté une pièce de théâtre basée sur leur parcours à destination de l’Europe. Des scènes d’une tristesse et d’un réalisme qui ont ému aux larmes la plupart des spectateurs. Cette pièce est l’un des moments qui m’a le plus touchée durant mon séjour. Plusieurs d’entre nous avions déjà entendu des témoignages ou vu des documentaires sur les migrants, mais le fait d’être en face de ces personnes, qui racontent leur histoire si tragique, ça nous amène à relativiser. Surtout que ces migrants ont des âges assez proches des personnes présentes à Saint-Malo. On se dit que ça pourrait être son voisin, son cousin, son ami…

La traversée de la baie du mont Saint-Michel :
Comme la pièce de théâtre des migrants de Calais, il s’agit du parcours d’un migrant du Cameroun vers la France. Nous avons effectué la traversée, en lisant à chaque étape une note qui nous indiquait les sentiments du migrant tout au long de son parcours. Pour moi qui suis originaire du Cameroun, cette traversée m’a particulièrement touchée. Encore plus lorsque nous avons eu en face de nous la personne à qui appartenait l’histoire.

La visite de la cidrerie :
Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas que des moments chargés d’émotion à Saint-Malo ! Nous avions également des sorties « détente » (visites de la ville, plage, cidrerie). Moi j’ai choisi la cidrerie, certainement de la déformation professionnelle, je travaille dans l’agroalimentaire !

Le débat « Young Caritas in Europe » :
Nous avions le choix entre environ 25 activités. Le mien s’est porté sur le débat ayant pour thème « Young Caritas in Europe ». Le but pour moi était de comprendre le fonctionnement des délégations européennes. En effet, ayant constaté la faible participation des délégations de Gironde et des Pays de l’Adour, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de voir si les actions mises en place dans les délégations européennes pourraient être transposables dans nos délégations, afin d’attirer plus de jeunes. Parmi les participants nous avions : l’Autriche, la Suisse, la France, l’Allemagne et le Luxembourg.

Le vivre-ensemble :
Dans cet atelier pédagogique nous avons travaillé sur le vivre-ensemble, en acceptant les croyances de chacun. J’ai été séduite par cet atelier, car les récents événements ont contribué à diviser et à monter les personnes les unes contre les autres, uniquement à cause de leurs différences religieuses. J’avais besoin d’entendre quelque chose de positif, même si c’est utopique, ça fait du bien. D’ailleurs lors de cet atelier nous avions dans le groupe : chrétiens, musulmans et bouddhistes.

Les animateurs de cet atelier proposent des formations gratuites aux délégations du Secours Catholique qui le souhaitent, sur les thèmes : laïcité, religions, vivre-ensemble. C’est au cours de cet atelier que nous a été annoncée la venue d’un imam pour une célébration ouverte à toutes les régions. Pour moi qui n’était jamais allée dans une mosquée, ce fut une grande découverte.

Et sur le plan personnel, que gardes-tu ?

Ce séjour m’a donné envie de m’engager plus. Pourquoi ne pas participer à la mise en place d’un groupe Young Caritas au Pays de l’Adour ? Du moins trouver des outils adaptés, pour faire connaître le Secours Catholique et les actions entreprises. En gros, donner envie aux jeunes de rejoindre le Secours Catholique.

En effet, j’ai animé un débat sur la place et l’intégration des jeunes au sein du Secours Catholique et il s’est avéré que tous les participants (Île-de-France, Allemagne, Luxembourg, Nord) avaient exactement les mêmes problématiques :
- Adapter les horaires afin de fidéliser les jeunes (étudiants et actifs) ;
- Améliorer la communication ;
- Renouveler les effectifs en y intégrant plus de jeunes.

Imprimer cette page

Portfolio